Livre blanc Univoke
Univoke est un outil expérimental. L’objectif est simple : formuler des questions claires, à un endroit précis, et assumer un verdict Oui / Non visible par tous.
Pourquoi ce texte ?
On passe beaucoup de temps à commenter la politique, peu à voter sur des questions concrètes. On élit des personnes pour plusieurs années, puis on espère qu’elles devinent ce que veulent vraiment les gens d'un territoire donné.
Univoke ne prétend pas « réparer » la démocratie. C’est un outil léger : une question nette, un territoire clair, un vote binaire. Le reste (interprétation, action, pression) appartient aux personnes qui s’en servent.
Ce qui coince aujourd’hui
- On vote par paquet : un programme entier, une liste, une étiquette, rarement une question précise.
- Les priorités sont d’abord locales : quartier, commune, département… mais les outils restent surtout nationaux.
- Dire « non » à une décision demande du temps, des codes, des procédures. Beaucoup abandonnent avant même de commencer.
- Le silence institutionnel coûte peu : pas de réponse, ou très tard, sans que cela se voie clairement.
Univoke en une phrase
Univoke, c’est un couteau de poche pour la décision : une question courte, un territoire précis, un vote Oui / Non. Pas de débat sans fin dans l’interface, pas de roman, juste un résultat lisible et partageable.
Comment ça marche concrètement
1. Créer un voke (la question)
- Une seule phrase, formulée pour répondre par Oui ou Non.
- Un territoire au choix : France entière, région, département, commune (et assimilés).
- Un objectif de votes, suggéré automatiquement selon la zone.
- Quelques mots-clés, une éventuelle date de clôture, et c’est tout.
2. Voter
- Une personne connectée = un vote par voke.
- Le sens du vote n’est pas public, seul le résultat agrégé l’est.
- Le même voke peut exister à plusieurs niveaux (commune / région / national) sans tout mélanger.
3. Représentativité (le seuil)
- Chaque voke a un objectif de votes lié à la taille du territoire.
- Un indicateur simple (0–100) montre à quel point le voke s’approche de cet objectif.
- Un voke très voté sur un petit territoire compte plus qu’un voke anecdotique sur un grand écran national.
4. Et après le seuil ?
Une fois un voke bien rempli, il devient une base de travail : courrier, rendez-vous, question publique, action locale. Univoke ne décide pas à ta place de la forme exacte. Il fournit :
- Un lien unique, facile à transmettre.
- Des chiffres clairs (Oui, Non, participation, territoire).
- Un historique minimal des évolutions du voke.
L’idée est simple : si quelqu’un te demande « Mais qui pense ça vraiment ici ? », tu as autre chose qu’un ressenti à montrer.
Règles du jeu
- Idées avant personnes. La plateforme met en avant des questions et des résultats, pas des profils.
- Local d’abord. Un voke n’a de sens que sur un territoire bien défini.
- Vote unique. Une personne connectée ne vote qu’une fois par voke. Le but est de renforcer ce principe au fil du temps.
- Transparence des règles. Seuils, méthodes de calcul et limites techniques seront documentés au fur et à mesure.
- Langage simple. Pas besoin de connaître le droit administratif pour comprendre ce qui se passe.
Ce que Univoke n’est pas
- Ce n’est pas un parti, ni un mouvement. L’outil n’a pas de ligne politique propre.
- Ce n’est pas un sondage commercial. Les questions ne sont pas commandées par des clients, elles viennent des personnes qui utilisent la plateforme.
- Ce n’est pas un réseau social de clash. Pas de fils de commentaires infinis : on se concentre sur la question et le résultat.
Et maintenant ?
Univoke est en test. Le code bouge encore, l’interface va évoluer, les limites seront affinées. Ce qui compte : voir si des personnes s’en servent, si les chiffres produits aident vraiment dans les discussions locales, et si des décisions concrètes s’appuient dessus.
Il n’y a pas de promesse magique. Si personne ne crée de vokes, rien ne se passe. Si des groupes s’en emparent, alors l’outil devient une pièce de plus dans la manière de décider ensemble.
À partir de là, le reste se passe en dehors de l’écran : autour d’une table, dans une salle municipale, dans un bureau, ou simplement entre voisins qui regardent les mêmes chiffres.